Vous vous êtes déjà dit que vous ne méritiez pas votre réussite, ou que les gens finiront par se rendre compte que vous n'êtes qu'un imposteur ? Sachez que vous n'êtes pas seul. De nombreux créateurs, y compris les plus populaires et dont la communauté est impliquée, souffrent du syndrome de l'imposteur. Celui-ci ne naît pas du manque de talent. Il est dû à un écart entre la perception que les autres ont de vos œuvres et l'image que vous avez de vous-même. Lorsque votre créativité est également votre source de revenus, cet écart peut paraître d'autant plus grand.
Si vous doutez de vous, vous n'avez pas à affronter ce sentiment seul
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Le syndrome de l'imposteur est courant, surtout chez les créateurs
Les créateurs sont aux prises entre leur expression personnelle et les retours du public. Chaque jour, vous créez, vous faites de la promotion et vous vous exposez à la critique, bien souvent sans pause ni filet de sécurité. Vous vous trouvez dans une position particulièrement vulnérable.
Voici quelques exemples de situations pouvant déclencher ce syndrome :
- Lorsque vous comparez votre travail à celui des autres ;
- Lorsque vous pensez ne pas mériter vos opportunités ou votre succès ;
- Lorsque vous vous concentrez davantage sur vos données de performances et votre croissance plutôt que sur votre épanouissement créatif ;
- Lorsque vous souffrez de burn-out ou craignez que « les gens s'en rendent compte » ;
- Lorsque vous vous demandez si vous serez à la hauteur des attentes (qu'il s'agisse des vôtres ou de celles des autres).
Ce sentiment est légitime et ne fait pas de vous quelqu'un de moins créatif ou capable.
Trouvez votre propre définition de la réussite
Lorsque l'on publie ses créations (et que celles-ci ont une influence sur les revenus), on laisse facilement notre définition du « succès » être influencée par celle des autres. Mais en ancrant votre processus à vos propres valeurs, vous pouvez garder confiance en vous malgré les différents retours ou les variations dues à l'algorithme.
Posez-vous ces questions :
- Ai-je produit cette œuvre par curiosité, et pas seulement sous la pression ?
- L'ai-je fait par compassion, aussi bien envers moi qu'envers les autres ?
- S'agit-il bien de ma façon de m'exprimer, et non celle d'une autre personne ?
Si la réponse est « oui », vous pouvez être fier.
Essayez cette méthode : créez votre propre liste de valeurs créatives. Lorsque le doute vous assaille, notamment lors des moments difficiles (comme la publication ou promotion de votre contenu), reportez-vous-y.
Plutôt que d'avoir confiance, dites-vous que vous le méritez
La confiance est parfois une condition préalable pour partager vos œuvres. Mais vous n'en avez pas besoin pour créer et publier.
Dites-vous plutôt que vous le méritez grâce à vos efforts : vous avez créé votre œuvre et avez travaillé dessus avec passion et envie. Vous méritez votre place.
Vous n'avez pas besoin de vous sentir prêt. Seulement d'être sincère.
Créez sans vous soucier des autres
Le plus souvent, le syndrome de l'imposteur émerge lorsque l'on se compare aux autres, surtout une fois confronté à l'algorithme triant les fils d'actualités, à des données de performances et aux attentes du public.
Pour retrouver vos repères créatifs :
- Déconnectez-vous le temps d'une journée, ou même d'une heure ;
- Écrivez, griffonnez ou réfléchissez sans la pression de devoir partager vos pensées ;
- Renouez avec les choses qui vous font aimer la création.
Si vous vous sentez bloqué, vous n'avez pas perdu votre étincelle : votre esprit a besoin d'un peu de calme pour respirer.
Abordez les retours intelligemment
Tous les commentaires ne se valent pas, certains ne méritent pas votre attention.
- La critique constructive vous aide à évoluer ;
- Les critiques personnelles, vagues ou sévères peuvent miner votre confiance en vous ;
- Le silence n'est pas synonyme d'échec. Peut-être que l'algorithme n'a tout simplement pas joué en faveur de votre œuvre ou que votre public n'est pas très actif aujourd'hui.
Il est tout à fait normal de limiter quand et comment vous interagissez avec les commentaires. En protégeant votre bien-être, vous contribuez à préserver votre créativité.
Le doute évolue, tout comme vous
Le syndrome de l'imposteur n'est pas une chose qui « passera tout seul ». Il prend différentes formes au fil du temps.
À un moment donné, vous pouvez vous demander « qui suis-je pour partager ça ? »
Plus tard, vous vous direz peut-être « et si ça ne marchait plus ? » ou « et si j'avais déjà atteint mon maximum ? »
Mais en continuant à créer malgré ces sentiments, vous vous prouverez que vous pouvez les surmonter et continuer à avancer.
Le mot de la fin : vous n'êtes pas un imposteur, mais un créateur
Si vous souffrez du syndrome de l'imposteur, c'est que vous êtes soucieux de votre travail. Cela ne veut pas dire que vous n'êtes pas à votre place.
Lorsque le doute s'installe, revenez à vos valeurs. Laissez-vous respirer loin de la pression extérieure. Faites quelque chose de moins ambitieux, d'honnête, qui vous ressemble.
Vous n'êtes pas arrivé là par hasard et méritez votre place.
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